C'est là que l'expression « peaux de chagrin » prend tout son sens ! Seulement dans l'histoire, elle ne fait que se réduire à chaque désir nouveau de l'homme, or les caprices de la mode et de l'esthétique ont porter le nombre d'animaux tués pour la fourrure à 35 millions par an, sans compter l'abattage illicite.
Visons, renards, chinchillas, martres et d'autres animaux dont, je le signale, on ne mange pas la viande sont sacrifiés sur l'autel de l'industrie de la mode! (j'anticipe l'argument stupide qui consisterait à dire que la plupart des espèces élevées pour la fourrure le sont également pour la viande. Je tient à faire remarquer que seuls les lapins et les moutons se trouvent dans ce cas en Europe, or leur fourrure est pas chère et peu sollicitée sur le marché.)
Enfermés dans d'étroites cages, victimes de nombreuses maladies dues à la concentration dans les élevages, ces animaux connaissent une mort atroce dont je vous épargne les images pour ne pas choquer les âmes sensibles : les plus chanceux sont gazés, les autres électrocutés (ce qui ne correspond pas à une mort immédiate car pendant plusieurs secondes l'animal reste conscient), dans les pays moins avancés l'animal est simplement battu à mort.
L'élevage d'animaux uniquement pour leur fourrure est déjà interdit dans certains pays européens, tels que les Pays-Bas ou l'Ecosse. Rien n'empêche la France de suivre ses voisins en prenant comme première étape l'étiquetage précis : nom de l'animal, provenance et méthode d'abatage (ce mode d'étiquetage est actuellement un des combats de la SPA) pour responsabiliser le consommateur, seul capable de faire cesser définitivement le massacre en renonçant à la véritable fourrure.
Il est important de faire connaître votre opinion autours de vous afin de toucher l'opinion public et biensûr commencer par l'exclusion des produits en fourrure de sa propre consommation.